• Nord Péloponnèse-Diakofto

     

    26/04/18

    Expédition petit train à crémaillère Diakopto-Kalavryta dans les gorges de Vouraikos.

      Cliquez sur les photos pour les agrandir.

    Nord Péloponnèse-Diakofto

    Bien amarrés dans le petit port de Sami à Céphalonia, l’idée nous est venue de laisser Idemo en sécurité dans un port gratuit et de prendre le ferry Céphalonia-Patras pour tenter et filmer l’expérience du petit train de montagne sur la côte nord du Péloponnèse. Ainsi décidé, ainsi fait, nous voilà transformés en backpackers pour embarquer sur le « Nissos Kephalonia ». Une petite appréhension vu l’âge avancé du ferry, entretenu à la grecque, c-à-d rafistolé de partout mais nous voilà en route vers Patras. Engourdis par les 3h30 de ronron du rafiot, nous sommes vite réveillés par l’animation bruyante et désordonnée du port de Patras. L’embarquement et le débarquement des ferries en Grèce sont des expériences assez ahurissantes pour les nordistes bien disciplinés que nous sommes. Piétons, camions, véhicules entrant et sortant se croisent, se frôlent, se pressent dans une effervescence incompréhensible mais sans accrochage majeur.  C’est incroyable mais ça fonctionne !

    La première agence de location de voiture que nous rencontrons est « Avis », la première chose qu’on nous demande : « vous avez une carte de crédit ? » Les derniers cheveux de René se hérissent mais nous n’avons guère le temps de chercher une autre agence si nous ne voulons pas rater le dernier départ du petit train à 14h05. Après un tour minutieux du carrosse, on embarque le matériel de tournage et René lance l’engin dans le trafic indiscipliné et le jeu vidéo commence : un piéton surgit de nulle part, un scooter dépasse à droite, un Fanjo prend sa priorité de gauche, une camionnette s’arrête en triple file etc, etc...... Les choses se calment  une fois rendus sur la superbe nouvelle autoroute. Mais très vite  nous devons solutionner un autre problème typiquement grec : le manque de fléchage et de panneaux indicateurs pour ce qui est quand même la seule attraction qui attire un peu de monde dans ce coin paumé du Péloponnèse. Nous faisons donc plusieurs allers/retours dans les ruelles de Diakopto pour trouver la fameuse gare, ce qui nous laisse l’occasion de constater que des montages de déchets encombrent les ruelles. Nous supposons une grève des éboueurs…

    Nord Péloponnèse-Diakofto

     Enfin, nous trouvons la gare et nous sommes dans les temps, il ne nous manque plus que les billets, le système informatique est en panne. Pas grave, on les prendra dans le train. Et c’est un petit train dernière génération qui nous emmène sur 22 km au cœur des gorges de Vouraikos. Très vite nous quittons la petite agglomération pour nous enfoncer entre les deux versants montagneux au creux desquels déboule une rivière sauvage et tumultueuse. La végétation en cette saison est resplendissante, le train nous emmène au cœur des folies inventives de la nature, il carambole au bord de précipices vertigineux, ralentit dans des virages étroits, toise des parois verticales, passe sur une multitude de petits ponts (49), s’engouffre dans des tunnels creusés dans la roche et est obligé de s’accrocher à une crémaillère pour arriver au point le plus haut avant de redescendre vers Kalavryta, petite station de sports d‘hiver..  René a pu prendre de belles prises de vues en se penchant par la fenêtre ouverte en risquant quelquefois d’être décapité par une branche ou l’entrée d’un tunnel. C’est vrai qu’il y a longtemps qu’il n’a plus rien eu à la tête !

    Nord Péloponnèse-Diakofto  Nord Péloponnèse-Diakofto

    Nord Péloponnèse-Diakofto Nord Péloponnèse-Diakofto

    Nord Péloponnèse-Diakofto

    Après ce trajet aller-retour de 3 h, nous sommes passablement vannés et posons nos sacs à l’hôtel « Panorama » situé au bord du détroit de Corinthe. Ce n’est pas le grand luxe, les jours de fastes sont révolus, la crise est  passée par là,  mais c’est tout ce qu’il nous faut, un bon accueil, une chambre propre avec vue sur le golfe et une cuisine familiale. Nous voilà « etapés » pour entreprendre le trajet inverse et retrouver Idemo.